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(Roumanie – Brasov)

Elle est loin l’époque des lettres d’amour, des correspondances enflammées, des petits mots doux et charmants, parfumés des saveurs de la douce. Elle est loin l’époque des plis aux papiers veloutés, aux papiers froissés, aux papiers parcheminés que l’on manipule avec douceur, que l’on touche avec volupté comme si c’était les pages d’un ouvrage divin; ces plis que l’on ouvre avec délicatesse et attention ou que l’on déchire avec l’ardeur et impatience. Elle est loin l’époque où l’on attend chaque jour cette lettre qui tarde à venir dans notre boîte au lettre. Auras-t-elle pris le temps d’écrire ? La poste est elle-en retard ? Et si la lettre s’était perdue en route …

Maintenant tout va toujours très vite, le courrier électronique nous a libéré du rituel de la lettre. On discute, on chatte, on s’échange les idées à vitesse de l’éclair. Mais prend-ton encore le temps de penser ce que l’on va écrire !???

Et pendant ce temps, nos boîtes aux lettres prennent de l’âge, rouillent, vieillissent près de la porte d’entrée; devenant peu à peu témoignages d’un autre temps qui les rendait si attrayantes.

Cependant, elles n’en restent pas moins des objets d’un charme indéniable et d’une grande beauté photogénique.

Avec cette série, j’ai décidé de rendre hommage à ces petites boîtes !

(Belgique – Gaume)

Le Sud

C’est un endroit qui ressemble à la Louisiane
A l’Italie
Il y a du linge étendu sur la terrasse
Et c’est joli

On dirait le Sud
Le temps dure longtemps
Et la vie sûrement
Plus d’un million d’années
Et toujours en été

Y’a plein d’enfants qui se roulent sur la pelouse
Y’a plein de chiens
Y’a même un chat, une tortue, des poissons rouges
Il ne manque rien

On dirait le Sud…

Un jour ou l’autre, il faudra qu’il y ait la guerre
On le sait bien
On n’aime pas ça, mais on ne sait pas quoi faire
On dit c’est le destin

Tant pis pour le Sud
C’était pourtant bien
On aurait pu vivre
Plus d’un million d’années
Et toujours en été

(Nino Ferrer)

La photographie moderne ne jure plus que par du matériel hyperperformant, des optiques toujours plus perfectionnés développés à vitesse grand v par les firmes photographiques qui nous habituent à un rythme de sorties toujours plus important d’année en années. Plus de piqué, plus de stabilité, moins de reflet, un meilleur contrôle des aberrations optiques.

Pourtant la plupart des formules optiques restent quasiment inchangées. Alors pourquoi courir sans cesse après le dernier perfectionnement de l’optique ? Pourquoi investir plusieurs milliers d’Euros dans une optique professionnelle quand on peut trouver pour des centaines d’euros son équivalent moins moderne mais dont la qualité n’a parfois pas à rougir de leur équivalent moderne?

C’est sur ce constat que je me suis mis à courir après les optiques de nos parents voire de nos grand parents.  Loin de moi l’idée de dénigrer les optiques modernes qui sont de vrais bijoux mais quel plaisir de découvrir ou redécouvrir des optiques plus anciennes avec leurs rendus si particuliers, leurs forces et leurs faiblesses; défauts ou qualité de jeunesse qui laissent parfois pantois tant ils peuvent approcher voire surpasser nos optiques modernes. Je ne parle pas ici de performances techniques mais de rendu des couleurs, de qualité du bokeh, d’originalité de la prise, en d’autre terme de la richesse artistique ouverte par ce type d’optique.

J’aurais plaisir à vous faire découvrir ici quelques unes de mes découvertes en ce domaine. 

J’ai par exemple associé récemment  un zoom 80-200mm F/4 Macro de la marque Kiron à mon Nikon D90.

Kiron est un ancien constructeur d’optique japonais des années 80, souvent associés à Vivitar qui leur avait rachetés quelques optiques. Kiron offrait un très bon savoir faire dans ce domaine et leurs optiques restent tout à fait acceptables au vu des réalisations actuelles

J’aime beaucoup ce zoom qui offre de très bonnes performances. Très lumineux, très intuitif à utiliser avec un son réglage du zoom avant arrière et sa mise au point circulaire, il me fait parfois même regretter parfois que les zooms nikon ne soient pas conçus de la même façon. J’aime énormément aussi son rendu de couleurs, riche, saturé en bleu, très « vivant ». Il est un très bon compagnon pour les portraits et je pense l’emmener avec moi assez souvent dans mes ballades.

Voici un exemple de portait pris avec cet excellent zoom: